Initiative de Safe Music : pour la création d’un environnement musical sécuritaire
Juillet 2025
traduction fournie par Marie-Elyse Badeau
Il est regrettable que la majorité des musiciens classiques au Canada aient entendu parler ou aient été victimes de harcèlement de la part de leurs pairs, de leurs mentors et de personnes en position d'autorité. Plusieurs récits d'expériences de harcèlement ont de plus en plus suscité l’attention et amorcé un mouvement visant à changer cette culture dans les dernières années. Il nous est impératif d’apprendre de ces expériences partagées et de profiter de cet élan pour mieux prévenir et lutter contre le harcèlement.
D’importants progrès ont été réalisés dans les dernières années afin de créer un environnement plus sécuritaire et inclusif dans le monde de la musique classique. Néanmoins, le harcèlement reste un comportement très répandu et souvent causé par les facteurs suivants :
Notre mission est d'offrir aux musiciens et aux étudiants en musique une meilleure protection contre le harcèlement. Pour ce faire, Safe Music propose l’initiative décrite plus loin, semblable au Programme canadien de sport sécuritaire. Safe Music se concentre actuellement sur les organisations orchestrales et les institutions musicales. Notre objectif, à mesure que nous progressons, est d’étendre notre action à l’ensemble des arts du spectacle.
En date de juillet 2025, la vision de Safe Music comporte deux volets :
Le Code de conduite national visera à résoudre certains problèmes au moyen des solutions suivantes :
L’établissement d’un groupe de médiation impartial, composés de membres hautement qualifiés et sensibilisés aux traumatismes, chargé de recueillir les plaintes pour inconduite, de mener des enquêtes indépendantes, de maintenir une base de données des mesures disciplinaires imposées, d’offrir un accès à des services de soutien ainsi qu’à des formations, des programmes éducatifs et des campagnes de sensibilisation sur le harcèlement permettra de régler les problèmes suivants :
Juillet 2025
traduction fournie par Marie-Elyse Badeau
Il est regrettable que la majorité des musiciens classiques au Canada aient entendu parler ou aient été victimes de harcèlement de la part de leurs pairs, de leurs mentors et de personnes en position d'autorité. Plusieurs récits d'expériences de harcèlement ont de plus en plus suscité l’attention et amorcé un mouvement visant à changer cette culture dans les dernières années. Il nous est impératif d’apprendre de ces expériences partagées et de profiter de cet élan pour mieux prévenir et lutter contre le harcèlement.
D’importants progrès ont été réalisés dans les dernières années afin de créer un environnement plus sécuritaire et inclusif dans le monde de la musique classique. Néanmoins, le harcèlement reste un comportement très répandu et souvent causé par les facteurs suivants :
- une formation insuffisante en matière de harcèlement pour les musiciens, les syndicats, les pigistes, le personnel, les enseignants et les étudiants ainsi qu’un manque d’éducation sur le sujet;
- des pratiques variables entre les organisations et les institutions au niveau national
- l’absence de consultation des musiciens et de leur syndicat à l'élaboration des politiques;
- des politiques qui ne protègent pas suffisamment les individus;
- l’incohérence dans l’application des mesures disciplinaires en cas d’inconduite;
- les conflits d'intérêts présents dans les enquêtes;
- l'absence d'un tiers impartial pour recueillir les plaintes et mener les enquêtes.
Notre mission est d'offrir aux musiciens et aux étudiants en musique une meilleure protection contre le harcèlement. Pour ce faire, Safe Music propose l’initiative décrite plus loin, semblable au Programme canadien de sport sécuritaire. Safe Music se concentre actuellement sur les organisations orchestrales et les institutions musicales. Notre objectif, à mesure que nous progressons, est d’étendre notre action à l’ensemble des arts du spectacle.
En date de juillet 2025, la vision de Safe Music comporte deux volets :
- La rédaction et l’établissement d’un code de conduite national pour les organisations orchestrales et les institutions musicales. Ce code serait semblable au Code de conduite universel pour prévenir et contrer la maltraitance dans le sport du Programme canadien de sport sécuritaire (lien).
- L’établissement d’un groupe de médiation impartial et indépendant chargé de recueillir les plaintes en matière d’inconduite, de mener des enquêtes indépendantes avec des experts hautement qualifiés et sensibilisés aux traumatismes liés au harcèlement, de maintenir une base de données des mesures disciplinaires imposées, d’offrir l’accès à des services de soutien ainsi qu’à des formations, des programmes éducatifs et des campagnes de sensibilisation sur le harcèlement. Ce groupe serait semblable au Centre canadien pour l'éthique dans le sport du Programme canadien de sport sécuritaire (lien).
Le Code de conduite national visera à résoudre certains problèmes au moyen des solutions suivantes :
- Harmonisation des pratiques : mettre fin à la diversité des pratiques entre les organisations, notamment en matière de formation, d'éducation, d'élaboration des politiques et de leur application ainsi que de transparence des processus. La création d’un code unique auquel toutes les organisations orchestrales et institutions musicales doivent se conformer garantira un standard de pratique.
- Participation : remédier à l’absence de consultation des musiciens et de leur syndicat à l'élaboration des politiques en les impliquant dans le comité de création et dans les enquêtes nationales.
- Protection des individus : suppléer aux politiques qui ne protègent pas suffisamment les individus en engageant des personnes spécialisées dans le domaine pour élaborer le code de conduite.
- Cohérence des mesures disciplinaires : pallier l’incohérence dans l’application des mesures disciplinaires en cas d’inconduite en définissant clairement les mesures disciplinaires et leur mise en œuvre.
L’établissement d’un groupe de médiation impartial, composés de membres hautement qualifiés et sensibilisés aux traumatismes, chargé de recueillir les plaintes pour inconduite, de mener des enquêtes indépendantes, de maintenir une base de données des mesures disciplinaires imposées, d’offrir un accès à des services de soutien ainsi qu’à des formations, des programmes éducatifs et des campagnes de sensibilisation sur le harcèlement permettra de régler les problèmes suivants :
- Les formations insuffisantes en matière de harcèlement pour les musiciens, les syndicats, les pigistes, le personnel, les enseignants et les étudiants ainsi que le manque d’éducation sur le sujet;
- le manque de formation et d'expertise des personnes chargées de mener les enquêtes;
- l’incohérence dans l’application des mesures disciplinaires en cas d’inconduite;
- les conflits d'intérêts qui peuvent survenir lorsque les enquêtes sont menées à l’interne ou par un enquêteur employé par l'organisation ou l'institution.